{"id":7997,"date":"2020-09-29T19:51:23","date_gmt":"2020-09-29T17:51:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.artinterview.com\/?post_type=critique&#038;p=7997"},"modified":"2023-10-10T15:17:41","modified_gmt":"2023-10-10T13:17:41","slug":"oeuvres-autonomes","status":"publish","type":"critique","link":"https:\/\/artinterview.com\/en\/critique\/oeuvres-autonomes\/","title":{"rendered":"\u0152uvres autonomes"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><em>L\u2019art sans artistes ni spectateurs<\/em><br><\/h4>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/f1wgPkTdO2IPUoeTZUZoS48MYZ4@500x346.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8001\" style=\"width:908px;height:628px\" width=\"908\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/f1wgPkTdO2IPUoeTZUZoS48MYZ4@500x346.jpg 500w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/f1wgPkTdO2IPUoeTZUZoS48MYZ4@500x346-300x208.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 908px) 100vw, 908px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading has-text-align-right\"><em>Impersonnifi\u00e9, le volume, autant qu\u2019on s\u2019en s\u00e9pare comme auteur, <\/em><br><em>ne r\u00e9clame approche de lecteur. Tel, sache, entre les accessoires humains, <\/em><br><em>il a lieu tout seul&nbsp;: fait, \u00e9tant. Le sens enseveli se meut et dispose, en ch\u0153ur, des feuillets<\/em>.<\/h5>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading has-text-align-right\">St\u00e9phane Mallarm\u00e9, \u00ab Quant au Livre \u00bb<\/h5>\n\n\n\n<p><br>On conna\u00eet le c\u00e9l\u00e8bre mot de Marcel Duchamp : \u00ab&nbsp;Ce sont les regardeurs qui font le tableau.&nbsp;\u00bb Si cette formule confie au spectateur une autorit\u00e9 apparemment in\u00e9dite (on y a vu le tournant de l\u2019interactivit\u00e9), elle s\u2019inscrit aussi dans une \u00e8re moderne pour laquelle il n\u2019y a pas d\u2019\u0153uvre sans appr\u00e9ciation esth\u00e9tique, que celle-ci prenne la forme de l\u2019\u00e9nonciation subjective du go\u00fbt et du plaisir ou du commentaire savant. Dans <em>Les Lois<\/em>, Platon condamnait <em>a contrario<\/em> la propension des spectateurs de son temps \u00e0 applaudir au th\u00e9\u00e2tre. Ce r\u00e8gne de la \u00ab&nbsp;th\u00e9atrocratie&nbsp;\u00bb repr\u00e9sentait, \u00e0 ses yeux, une grave menace&nbsp;: d\u00e8s lors que les spectateurs donnent leur avis, au lieu d\u2019\u00e9couter en silence, respectueusement, ceux qui savent, ils mettent en p\u00e9ril l\u2019ordre public et la d\u00e9mocratie elle-m\u00eame&nbsp;! \u00c0 leur suite, ne verra-t-on pas les enfants d\u00e9sob\u00e9ir \u00e0 leurs parents, les esclaves aux ma\u00eetres, le peuple aux lois&nbsp;? Texte excessif pour un moderne, il nous rappelle toutefois que l\u2019esth\u00e9tique \u2013 la relation subjective aux \u0153uvres \u2013 poss\u00e8de une histoire. Celle-ci d\u00e9bute v\u00e9ritablement au XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle avec Kant qui \u00e9crivait dans sa <em>Critique de la facult\u00e9 de juger<\/em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il n\u2019y a pas de connaissance du beau, il n\u2019y en a qu\u2019une critique&nbsp;\u00bb. Mettant un terme \u00e0 l\u2019\u00e9rudition aristocratique promue par Platon, Kant ouvre l\u2019espace d\u00e9mocratique du jugement de go\u00fbt, de l\u2019\u00e9valuation subjective lib\u00e9r\u00e9e de l\u2019expertise et reconduite aux plaisirs des sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lien entre l\u2019art et les spectateurs est devenu \u00e0 ce point \u00e9vident qu\u2019il para\u00eet difficile aujourd\u2019hui de concevoir une exposition sans catalogue ni texte destin\u00e9 aux regardeurs. Un artiste peut-il m\u00eame exister sans poss\u00e9der de discours sur son \u0153uvre ni en confier la responsabilit\u00e9 \u00e0 ceux qui le repr\u00e9sentent&nbsp;? Il y va ici d\u2019une visibilit\u00e9 et d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique tout ensemble, voire de strat\u00e9gie commerciale. Je ne me prononcerai pas sur la pertinence ou l\u2019exc\u00e8s de th\u00e9ories sur l\u2019art dans le champ contemporain, d\u2019autres s\u2019y sont employ\u00e9s, avec plus ou moins de justesse, au moment de ce qu\u2019il fut convenu d\u2019appeler dans les ann\u00e9es 1990 la querelle de l\u2019art contemporain. On jugera la multiplication des textes sur l\u2019art, depuis les blogs tenus sur internet jusqu\u2019\u00e0 des catalogues prestigieux, bavarde et inessentielle ou au contraire \u00e9clairante, quand le discours, le texte critique exercent l\u2019\u0153il et enrichissent le regard. Car il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 simple de voir et d\u2019appr\u00e9cier la peinture, la litt\u00e9rature, la musique ou une installation contemporaine. Il ne suffit pas d\u2019ouvrir les yeux ni les oreilles pour percevoir sensiblement une \u0153uvre. La relation esth\u00e9tique (<em>aiesthesis<\/em> d\u00e9signe en grec la sensation, la perception sensible) requiert une \u00e9ducation de l\u2019\u0153il et de l\u2019esprit. L\u2019esth\u00e9tique est avant tout une mani\u00e8re de <em>r\u00e9fl\u00e9chir<\/em> aux <em>sentiments<\/em> procur\u00e9s par les \u0153uvres. Or la r\u00e9flexion, avait bien montr\u00e9 Paul Val\u00e9ry, ne s\u2019oppose au plaisir, elle l\u2019approfondit et l\u2019intensifie.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais qu\u2019en pensent les \u0153uvres, si elles pensent quelque chose&nbsp;? Les mus\u00e9es du monde entier ne sont-ils pas emplis d\u2019\u0153uvres muettes qui, la nuit venue, ferment les yeux, redeviennent amas de traits et de couleurs, blocs de pierre et de bronze sans vie ? Semblables \u00e0 la statue \u00e9gyptienne de Memnon, cens\u00e9e chanter lorsque le premier rayon du soleil levant vient la toucher, la peinture et la sculpture reviennent-elles \u00e0 la vie avec le regard que les spectateurs posent sur elles&nbsp;? Ou sont-elles plus essentielles, plus vraies, plus authentiques, quand nous ne sommes pas l\u00e0&nbsp;? Si l\u2019art nous est n\u00e9cessaire, nous ne serons jamais \u00e0 quel point nous sommes n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019art\u2026 Il existe plusieurs cas remarquables d\u2019\u0153uvres con\u00e7ues \u00e0 l\u2019\u00e9cart de tout et de tous, n\u2019existant que pour elles-m\u00eames, purement et simplement, sans regardeurs ni commentaires critiques. Semblables \u00e0 certains secrets pr\u00e9cieusement remis\u00e9s dans une malle au grenier.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Yves Jouannais interrogeait les cas d\u2019\u00ab&nbsp;artistes sans \u0153uvres&nbsp;\u00bb, g\u00e9nies incompris et inconnus qui n\u2019auront pas laiss\u00e9 de traces \u00e9crites ni de catalogues raisonn\u00e9s, \u0153uvres flottant dans les limbes et l\u2019\u00e9ther. La vie des artistes en question tenant souvent lieu d\u2019\u0153uvre. On pourrait ici, \u00e0 l\u2019inverse, se mettre en qu\u00eate d\u2019<em>\u0153uvres sans artistes ni spectateurs<\/em>. Par quel tour de prestidigitation peut-on faire dispara\u00eetre l\u2019un et l\u2019autre&nbsp;? Et pourquoi&nbsp;? Ce d\u00e9sir d\u2019un art non subjectif, d\u00e9barrass\u00e9 de tout discours, un art solitaire, litt\u00e9ralement absolu (de <em>absolvere<\/em>, d\u00e9tach\u00e9, tir\u00e9 de), travaille souterrainement une part de la modernit\u00e9 artistique qu\u2019on a souvent d\u00e9crite bien diff\u00e9remment, comme la naissance du sujet et du discours.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"646\" src=\"https:\/\/www.artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1600px-St\u00e9phane_Mallarm\u00e9_et_Am\u00e9lie_Di\u00e9terle_po\u00e8me_manuscrit_1898_A-1024x646.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8009\" srcset=\"https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1600px-St\u00e9phane_Mallarm\u00e9_et_Am\u00e9lie_Di\u00e9terle_po\u00e8me_manuscrit_1898_A-1024x646.jpg 1024w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1600px-St\u00e9phane_Mallarm\u00e9_et_Am\u00e9lie_Di\u00e9terle_po\u00e8me_manuscrit_1898_A-300x189.jpg 300w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1600px-St\u00e9phane_Mallarm\u00e9_et_Am\u00e9lie_Di\u00e9terle_po\u00e8me_manuscrit_1898_A-768x485.jpg 768w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1600px-St\u00e9phane_Mallarm\u00e9_et_Am\u00e9lie_Di\u00e9terle_po\u00e8me_manuscrit_1898_A-1536x970.jpg 1536w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1600px-St\u00e9phane_Mallarm\u00e9_et_Am\u00e9lie_Di\u00e9terle_po\u00e8me_manuscrit_1898_A.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Il est curieux qu\u2019une des premi\u00e8res formulations de ce v\u0153u apparaisse chez un &nbsp;th\u00e9oricien de l\u2019\u00e2ge critique de la litt\u00e9rature moderne, le romantique allemand, Friedrich Schlegel qui note&nbsp;: \u00ab&nbsp;On sera entr\u00e9 dans l\u2019\u00e2ge d\u2019or de la litt\u00e9rature le jour o\u00f9 l\u2019on n\u2019aura plus besoin de pr\u00e9face.&nbsp;\u00bb Affirmation \u00e0 double sens sous sa plume&nbsp;: la litt\u00e9rature deviendra grande le jour o\u00f9 elle se passera de commentaire et de pr\u00e9sentation ext\u00e9rieure, mani\u00e8re de dire qu\u2019elle sera autosuffisante et deviendra \u00e0 elle-m\u00eame son propre commentaire. Le charme et l\u2019attrait d\u2019une grande \u0153uvre n\u2019est-il pas en effet de nous apprendre un langage nouveau dont elle est tout ensemble l\u2019unique source et le principal d\u00e9positaire&nbsp;? Gustave Flaubert r\u00eavait d\u2019\u00e9crire un livre \u00ab&nbsp;sur rien \u00bb, comme il en fait le v\u0153u secret \u00e0 Louise Collet en 1852&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c\u2019est&nbsp;un livre sur rien, un livre sans attache ext\u00e9rieure, qui se tiendrait de lui-m\u00eame par la force interne de son style, comme la terre sans \u00eatre soutenue se tient en l\u2019air, un livre qui n\u2019aurait presque pas de sujet ou du moins o\u00f9 le sujet serait presque invisible, si cela se peut. Les \u0153uvres les plus belles sont celles o\u00f9 il y a le moins de mati\u00e8re&nbsp;; plus l\u2019expression se rapproche de la pens\u00e9e, plus le mot colle dessus et dispara\u00eet, plus c\u2019est beau. Je crois que l\u2019avenir de l\u2019Art est dans ces voies.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Flaubert ne croyait pas si bien dire. Plusieurs artistes continuent de porter ce r\u00eave,&nbsp;\u00e0 contre-courant d\u2019une \u00e8re autocentr\u00e9e et relationnelle : le \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb de l\u2019auteur, comme celui du critique, s\u2019efface pour laisser l\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;initiative aux mots&nbsp;\u00bb, disait aussi Mallarm\u00e9. Tel est justement le trait de l\u2019\u0153uvre autonome, ce grand art solitaire et de la solitude qui traverse, en r\u00e9alit\u00e9, tous les \u00e2ges de l\u2019art. Il ne convient pas d\u2019y voir l\u2019expression d\u2019un pur formalisme mais plut\u00f4t la rencontre fascinante entre la pens\u00e9e et la forme&nbsp;: \u00ab&nbsp;L\u2019\u0153uvre pure, \u00e9crivait donc Mallarm\u00e9 dans \u201c Crises de vers&nbsp;\u201d, implique la disparition&nbsp;\u00e9locutoire du po\u00ebte, qui c\u00e8de l\u2019initiative aux mots, par le heurt de leur in\u00e9galit\u00e9 mobilis\u00e9s&nbsp;; ils s\u2019allument de reflets r\u00e9ciproques comme une virtuelle tra\u00een\u00e9e de feux sur des pierreries, rempla\u00e7ant la respiration perceptible en l\u2019ancien souffle lyrique ou la direction personnelle enthousiaste de la phrase. Ce caract\u00e8re approche de la spontan\u00e9it\u00e9 de l\u2019orchestre.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Assur\u00e9ment, artistes et spectateurs n\u2019ont pas purement et simplement disparu&nbsp;: ce r\u00eave d\u2019un art autonome n\u2019est pas \u00e0 prendre de fa\u00e7on litt\u00e9rale, du moins pas uniquement, il red\u00e9finit les instances cr\u00e9atrices et r\u00e9ceptrices de l\u2019art. Les \u0153uvres qui se tiennent face \u00e0 nous, dans le silence, font de l\u2019artiste le m\u00e9diateur de forces \u00e9trang\u00e8res. Certains diront de cet artiste qu\u2019il est inspir\u00e9 par une gr\u00e2ce divine, d\u2019autres qu\u2019il agit sous la puissance d\u2019un inconscient archa\u00efque, peut-\u00eatre aussi qu\u2019il nourrit un monstre dont il d\u00e9pend, plus que le contraire. La cr\u00e9ation, notait bien le th\u00e9oricien italien Luigi Pareyson, est la rencontre dialectique entre la volont\u00e9 de l\u2019artiste et celle de l\u2019\u0153uvre (du mat\u00e9riau) qui lui impose sa loi propre.<\/p>\n\n\n\n\n<script>\n  $( document ).ready(function() {\n  var pathDirections = {\n  view: 'M155.5,50l-50-50l-5,5l45,45l-45,45l5,5L155.5,50z M0,50l50,50l5-5L10,50L55,5l-5-5L0,50z',\n  exit: 'M55,50L5,0L0,5l45,45L0,95l5,5L55,50z M100.5,50l50,50l5-5l-45-45l45-45l-5-5L100.5,50z',\n};\n\nvar svgURI = 'http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg';\n\nFlickity.FullscreenButton.prototype.createIcon = function() {\n  var svg = document.createElementNS( svgURI, 'svg');\n  svg.setAttribute( 'class', 'flickity-button-icon' );\n  svg.setAttribute( 'viewBox', '0 0 155.5 100' );\n  \/\/ path & direction\n  var path = document.createElementNS( svgURI, 'path');\n  var direction = pathDirections[ this.name ];\n  path.setAttribute( 'd', direction );\n  \/\/ put it together\n  svg.appendChild( 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et d\u2019elle il apprend \u00e0 la voir et \u00e0 la comprendre. Lorsque je regarde certains miroirs d\u2019Anish Kapoor, polis \u00e0 l\u2019extr\u00eame, mon image est d\u00e9form\u00e9e, concentr\u00e9e, retourn\u00e9e&nbsp;; je ne me contemple pas paisiblement, l\u2019artiste cr\u00e9e une zone de vertige entre l\u2019\u0153uvre et moi-m\u00eame. Prenant \u00e0 rebrousse-poil notre perception, je suis vu par le miroir que je regarde au lieu de m\u2019y mirer. L\u2019artiste avait propos\u00e9 un cas remarquable d\u2019\u0153uvre autosuffisante avec une installation con\u00e7ue pour le Palais des Beaux-Arts de Nantes en 2007, reprise par la suite \u00e0 la Royal Academy of Arts de Londres et \u00e0 la Haus der Kunst de Munich. Un vaste bloc de cire rouge synth\u00e9tique y avan\u00e7ait sur des rails, traversant le mus\u00e9e de part en part, en un tr\u00e8s lent mouvement d\u2019aller et retour&nbsp;; \u00e0 chacun de ses passages ce wagon sanglant d\u00e9posait des concr\u00e9tions de cire sur les arcades du mus\u00e9e qui sculptaient l\u2019\u0153uvre \u00e0 sa fa\u00e7on. <em>Svayambh<\/em>, tel \u00e9tait son titre, signifie en sanscrit, ce qui est <em>auto-cr\u00e9e<\/em>, <em>auto-engendr\u00e9&nbsp;<\/em>: ainsi Kapoor mettait-il au monde une \u0153uvre dont la nature et la signification \u00e9tait de s\u2019auto-cr\u00e9er et de se former (de se d\u00e9former aussi) en s\u2019appuyant sur l\u2019architecture du lieu. De nombreux autres exemples pourraient \u00eatre sollicit\u00e9s dont certaines \u0153uvres de Giuseppe Penone, creusant une poutre, l\u2019\u00e9vidant jusqu\u2019\u00e0 retrouver l\u2019arbre originel. Le geste du sculpteur ne consiste pas \u00e0 faire \u00e9merger, suivant sa fantaisie, une forme mais \u00e0 se mettre au service du mat\u00e9riau et de sa loi premi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"640\" src=\"https:\/\/www.artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/penone-giuseppe-tronc3-f-1024x640.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5629\" srcset=\"https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/penone-giuseppe-tronc3-f-1024x640.jpg 1024w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/penone-giuseppe-tronc3-f-300x188.jpg 300w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/penone-giuseppe-tronc3-f-768x480.jpg 768w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/penone-giuseppe-tronc3-f.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Penone Giuseppe &#8211; Arbres &#8211;  2003 &#8211; mus\u00e9e de Grenoble<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">*<\/p>\n\n\n\n<p>Ce v\u0153u d\u2019un art autonome, dont la nature est parfois l\u2019intercesseur (la nature, \u00e9crivait Novalis, n\u2019a nul besoin de commentaire, une description suffit), renoue avec des pratiques plus anciennes, situ\u00e9es aux lisi\u00e8res du temps. Qu\u2019on pense aux cath\u00e9drales non sign\u00e9es, aux statues et aux temples d\u2019anciennes civilisations comme aux st\u00e8les chinoises qui dressent, \u00e9nigmatiquement, leurs parois de pierres et d\u2019\u00e9critures. Dans le po\u00e8me qu\u2019il leur consacre, <em>St\u00e8les<\/em>,&nbsp;Victor Segalen \u00e9crit de ces caract\u00e8res d\u2019anciennes civilisations chinoises (Hang, Ming) : \u00ab&nbsp;Ils d\u00e9daignent d\u2019\u00eatre lus. Ils ne r\u00e9clament point la voix ou la musique. Ils m\u00e9prisent les tons changeants et les syllabes qui les affublent au hasard des provinces. Ils n\u2019expriment pas&nbsp;; ils signifient&nbsp;; ils sont.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Olivier Schefer<\/p>\n","protected":false},"featured_media":8011,"template":"","class_list":["post-7997","critique","type-critique","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_crit-philosophie"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>\u0152uvres autonomes - Art Interview<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/artinterview.com\/en\/critique\/oeuvres-autonomes\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"\u0152uvres autonomes - Art Interview\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L\u2019art sans artistes ni spectateurs Impersonnifi\u00e9, le volume, autant qu\u2019on s\u2019en s\u00e9pare comme auteur, ne r\u00e9clame approche de lecteur. 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