{"id":7366,"date":"2020-05-18T20:10:28","date_gmt":"2020-05-18T18:10:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.artinterview.com\/?post_type=critique&#038;p=7366"},"modified":"2022-12-31T13:05:39","modified_gmt":"2022-12-31T12:05:39","slug":"lart-brut-le-guide","status":"publish","type":"critique","link":"https:\/\/artinterview.com\/en\/critique\/lart-brut-le-guide\/","title":{"rendered":"L\u2019Art brut. Le guide"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"691\" src=\"https:\/\/www.artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Leopard-guepard-leopard-Takayuki-Ayama-2016_0_1399_944-1024x691.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7512\" srcset=\"https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Leopard-guepard-leopard-Takayuki-Ayama-2016_0_1399_944-1024x691.jpg 1024w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Leopard-guepard-leopard-Takayuki-Ayama-2016_0_1399_944-300x202.jpg 300w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Leopard-guepard-leopard-Takayuki-Ayama-2016_0_1399_944-768x518.jpg 768w, https:\/\/artinterview.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Leopard-guepard-leopard-Takayuki-Ayama-2016_0_1399_944.jpg 1399w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><em>C\u00e9line Delavaux est l\u2019auteur d\u2019une th\u00e8se de doctorat sur Dubuffet et l\u2019art brut (L\u2019Art brut, un fantasme de peintre, Flammarion, 2019), ainsi que de nombreux ouvrages sur l\u2019art brut, l\u2019art moderne et contemporain. Elle est la coordinatrice \u00e9ditoriale de Grande Galerie. Le Journal du Louvre et collabore \u00e0 diverses revues culturelles.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Extrait de&nbsp;<em>L\u2019Art brut. <\/em><\/strong><br><strong><em>Le guide<\/em>, Flammarion, 2019.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les amateurs d\u2019art brut comme les novices ont de la chance en ce d\u00e9but de xxi<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, car d\u00e9sormais l\u2019art brut est partout ! Or, les premi\u00e8res expositions de la fin des ann\u00e9es quarante n\u2019ont \u00e9t\u00e9 visit\u00e9es que par quelques Parisiens \u00e9clair\u00e9s et, mis \u00e0 part l\u2019exposition de 1967 au mus\u00e9e des Arts d\u00e9coratifs, il est rest\u00e9 tr\u00e8s difficile de voir des productions d\u2019art brut avant que Jean Dubuffet ne fasse don de sa collection \u00e0 la Ville de Lausanne. Ouvert au public depuis 1976, le mus\u00e9e appel\u00e9 Collection de l\u2019Art Brut, aujourd\u2019hui riche de pr\u00e8s de soixante-dix mille \u0153uvres dues \u00e0 un millier d\u2019auteurs, reste une adresse incontournable pour d\u00e9couvrir l\u2019art brut.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 que les institutions et les publications d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019art brut se sont multipli\u00e9es. On a \u00e9galement pu commencer \u00e0 lire de petits paragraphes consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019art brut dans les ouvrages g\u00e9n\u00e9raux d\u2019histoire de l\u2019art : le processus de l\u00e9gitimation de l\u2019art brut s\u2019\u00e9tait enfin mis en marche. Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 ce que l\u2019histoire de l\u2019art ait autant r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 assimiler un concept qui non seulement n\u2019entre pas dans les cases, mais met en cause les cat\u00e9gories m\u00eames de la discipline&#8230; L\u2019art brut est le petit pois sous le matelas de la princesse Art !<\/p>\n\n\n\n<p>Fid\u00e8le \u00e0 l\u2019esprit pol\u00e9mique de Jean Dubuffet, le premier conservateur de la Collection de l\u2019Art Brut, Michel Th\u00e9voz, d\u00e9crivait son institution comme un \u00ab antimus\u00e9e \u00bb et avait opt\u00e9 pour une mus\u00e9ographie bien particuli\u00e8re : selon lui, ces productions \u00ab autres \u00bb devaient \u00eatre expos\u00e9es autrement&#8230; Si l\u2019intention premi\u00e8re visait la neutralit\u00e9 pour r\u00e9sister aux r\u00e8gles mus\u00e9ales traditionnelles, l\u2019effet a conduit \u00e0 une forme de th\u00e9\u00e2tralisation car il transformait l\u2019espace d\u2019exposition en \u00ab espace mental \u00bb. Le lieu \u00e9tait enti\u00e8rement peint en noir, ce qui a influenc\u00e9 la r\u00e9ception des \u0153uvres : caves ou greniers, les lieux sombres sont m\u00e9taphores de l\u2019inconscient ; on les imagine habit\u00e9s par la folle du logis ! Les artistes \u00ab bruts \u00bb cr\u00e9ant dans le secret, loin des regards, dans \u00ab l\u2019ombre \u00bb du milieu artistique, leurs \u0153uvres se retrouvaient expos\u00e9es dans le noir. Pourquoi pas ! Mais cette sc\u00e9nographie a induit des connotations qui environnent toujours la r\u00e9ception de l\u2019art brut : le primitif, l\u2019originel, le myst\u00e8re, la folie, le magique&#8230; \u2013 connotations que l\u2019on retrouve par ailleurs dans de nombreux textes consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019art brut.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve \u00e9galement encore des productions d\u2019art brut pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la mani\u00e8re de cabinets de curiosit\u00e9s, ce qui conf\u00e8re d\u2019embl\u00e9e un caract\u00e8re d\u2019\u00e9tranget\u00e9 aux \u0153uvres, les associe \u00e0 des trouvailles int\u00e9ressant le collectionneur excentrique. \u00c0 ces sc\u00e9nographies particuli\u00e8res s\u2019ajoutent des cartels qui insistent parfois exag\u00e9r\u00e9ment sur le caract\u00e8re path\u00e9tique de la biographie de l\u2019auteur. Si la vie des cr\u00e9ateurs \u00ab bruts \u00bb d\u00e9roge au parcours des artistes patent\u00e9s, la noirceur de leurs destin\u00e9es ne doit pas venir opacifier notre perception. Autrement dit, face aux \u0153uvres d\u2019art brut, inutile de se transformer en apprenti psychiatre ou d\u2019appeler l\u2019\u00e9motion de toutes ses forces : il faut avant tout se laisser faire, sans <em>a priori<\/em>, comme face \u00e0 toute \u0153uvre d\u2019art !<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, le mode d\u2019exposition de l\u2019art brut a pris d\u2019autres formes, notamment avec l\u2019ouverture du LaM, Lille M\u00e9tropole mus\u00e9e d\u2019Art moderne, d\u2019Art contemporain et d\u2019Art brut \u00e0 Villeneuve-d\u2019Ascq. Depuis 2010 y est pr\u00e9sent\u00e9e la collection d\u2019art brut de l\u2019association L\u2019Aracine, qui a fait l\u2019objet d\u2019une donation. Ici, c\u2019est sur le mode du <em>white cube <\/em>que l\u2019art brut est expos\u00e9, dans une ambiance blanche et lumineuse qui correspond \u00e0 nos habitudes de r\u00e9ception des oeuvres d\u2019art moderne et contemporain. Ainsi, ce choix mus\u00e9ographique contribue \u00e0 l\u00e9gitimer l\u2019art brut comme de l\u2019art (tout court). Install\u00e9e dans une aile du mus\u00e9e qui lui est exclusivement d\u00e9volue, cette collection d\u2019art brut est \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e de mani\u00e8re temporaire dans le cadre d\u2019expositions qui la font dialoguer avec l\u2019art moderne et l\u2019art contemporain. C\u2019est un ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau et une bonne mani\u00e8re de se demander ce qu\u2019est le \u00ab brut \u00bb des \u0153uvres quand elles sont ainsi confront\u00e9es. Car si l\u2019on peut distinguer l\u2019art contemporain de l\u2019art moderne de mani\u00e8re esth\u00e9tique et historique \u2013 pour aller vite, on commence \u00e0 parler d\u2019art contemporain au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 \u2013, il n\u2019en va pas de m\u00eame pour l\u2019art brut, dont les \u0153uvres peuvent avoir quelque chose de moderne, de contemporain, de na\u00eff ou de populaire&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019art brut, ce ne sont pas seulement des \u0153uvres, c\u2019est une certaine id\u00e9e de l\u2019art, c\u2019est un esprit. Alors pourquoi ne pas s\u2019en inspirer avant ou apr\u00e8s la visite d\u2019une exposition ?<\/p>\n\n\n\n<p>Si la pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres relevant de l\u2019art brut est longtemps rest\u00e9e confidentielle, ce n\u2019est pas un hasard : c\u2019est que l\u2019inventeur de l\u2019art brut pensait que personne ne comprenait les enjeux qu\u2019elles recelaient&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire que le projet de Jean Dubuffet \u00e9tait ambitieux : en lan\u00e7ant cette expression d\u2019\u00ab art brut&nbsp;\u00bb et en montrant les productions marginales qu\u2019il avait commenc\u00e9 \u00e0 collectionner en 1945, c\u2019est une d\u00e9flagration th\u00e9orique qu\u2019il voulait provoquer dans le monde de l\u2019art qui lui \u00e9tait contemporain. La plupart des expositions que l\u2019inventeur de l\u2019art brut a organis\u00e9es s\u2019accompagnaient d\u2019un texte pamphl\u00e9taire pr\u00f4nant un \u00ab art brut \u00bb contre un \u00ab art culturel \u00bb. C\u2019est une attaque de l\u2019art acad\u00e9mique, traditionnel, que l\u2019on trouve dans les \u00e9crits de Dubuffet, dont les titres \u00e0 eux seuls sont \u00e9loquents : <em>L\u2019Art brut pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aux arts culturels <\/em>en 1949, <em>Honneur aux valeurs sauvages <\/em>en 1951, <em>Place \u00e0 l\u2019incivisme <\/em>en 1967. C\u2019est au c\u0153ur de ces textes d\u2019une verve savoureuse que l\u2019on d\u00e9couvre les enjeux de la collection d\u2019art brut et de sa monstration.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9crits de Jean Dubuffet ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s \u00e0 partir de 1967 et \u00e9dit\u00e9s par Gallimard. On n\u2019y trouvera pas une simple d\u00e9finition de l\u2019art brut, mais quelques portraits vifs de cr\u00e9ateurs autodidactes isol\u00e9s des milieux culturels, riches d\u2019une grande inventivit\u00e9. On comprendra aussi que l\u2019art brut n\u2019est pas une simple appellation servant \u00e0 d\u00e9signer des objets, mais un concept qui cherche \u00e0 mettre en question la d\u00e9finition de l\u2019art. Ainsi, face \u00e0 une production brute, la question \u00e0 se poser n\u2019est pas \u00ab Est-ce que c\u2019est de l\u2019art brut ? \u00bb, mais plut\u00f4t \u00ab Qu\u2019est-ce que l\u2019art ? \u00bb&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u00e9line Delavaux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Extrait de <em>L\u2019Art brut. Le guide<\/em>, Flammarion, 2019.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Image \u00e0 la une : <em>L\u00e9opard, gu\u00e9pard et b\u00e9b\u00e9 l\u00e9opard<\/em> de Takayuri Ayama (2016) &#8211; Collection de l\u2019artiste.&nbsp;<\/h5>\n","protected":false},"featured_media":7516,"template":"","class_list":["post-7366","critique","type-critique","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_crit-peinture"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>L\u2019Art brut. 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